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Sécurité alimentaire

Tchad : Aperçu de la situation en sécurité alimentaire et nutrition (août 2018)

SECURITE ALIMENTAIRE

La situation alimentaire au Tchad se détériore, à l’image de la tendance régionale dans le Sahel. Selon les résultats du cadre harmonisé de mars 2018, 4 millions de personnes devraient être en insécurité alimentaire pendant la période de soudure (juin-août 2018), dont environ 520 000 réfugiés et retournés. Parmi ces personnes, 991 000 sont en insécurité alimentaire sévère (phases «crise» et «urgence») – ayant épuisé leurs réserves alimentaires et ne pouvant subvenir à leurs besoins alimentaires de base.

Dans un contexte où l’accès aux services sociaux de base est extrêmement limité pour les populations, leur santé, en particulier leur statut nutritionnel, peut se détériorer rapidement. Les zones les plus touchées sont essentiellement situées dans la bande sahélienne, où se trouvent la grande majorité des personnes frappées par l’insécurité alimentaire sévère au Tchad.

Les acteurs humanitaires apportent en priorité une assistance alimentaire d’urgence aux personnes en insécurité alimentaire sévère et appuient les moyens d’existence des ménages vulnérables.
Les acteurs de développement sont sollicités à fournir une réponse durable à cette crise.

NUTRITION

La situation nutritionnelle s’est détériorée et est très préoccupante dans plusieurs régions et à N’djaména. En 2017 le taux de malnutrition aigüe globale est de 13,9%, soit deux points de plus qu’en 2016. La malnutrition aigüe sévère est à 3,9%, un taux supérieur au seuil d’urgence de 2% et à celui de 2016 de 2,6%.

La mise en œuvre d’une réponse d’urgence à la malnutrition aigüe est prioritaire dans 15 régions, majoritairement dans la bande sahélienne et N’djaména, y compris dans les camps de réfugiés, et sites de retournés et déplacés où le taux de MAG et/ou de MAS est souvent supérieur ou égal au seuil d’urgence (MAG = 15% et MAS = 2%).

Les causes de la malnutrition étant multisectorielles et liées à des facteurs structurels, la lutte contre la malnutrition aigüe doit s’effectuer à travers un ensemble d’interventions intégrées et pluriannuelles portant sur la nutrition et l’alimentation, la santé, l’éducation, et l’eau, l’hygiène et l’assainissement.

Source: reliefweb.int

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