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Agricultures

400 spécialistes planchent sur la fertilisation en Afrique

Plus de quatre cents acteurs clés du secteur des engrais en Afrique sont réunis du 27 février au 1er mars à Marrakech, au Maroc, à l’occasion de la dixième édition de l’« Argus Africa Fertilizer ». Principal partenaire de cette rencontre, l’OCP dévoile sa stratégie pour mieux fertiliser et développer l’agriculture marocaine et africaine.

Plus grand événement dédié aux engrais en Afrique, ce rendez-vous s’est imposé comme la première plateforme d’échanges dans le domaine des engrais et du développement agricole sur le continent. Plus de 400 producteurs de fertilisants du monde entier, des distributeurs régionaux, des institutions financières, et des représentants d’ONG et de producteurs agricoles participent à cette conférence qui aborde l’actualité de la fertilisation et, plus largement, les perspectives et les enjeux de l’agriculture en Afrique.

Principal partenaire de la manifestation, le Groupe marocain OCP (Office chérifien des phosphates) est associé à l’« Argus Africa Fertilizer » depuis sa création en 2010. « Nous sommes convaincus que l’innovation digitale et l’agriculture représentent, à eux deux, un nouveau secteur porteur pour les jeunes, explique-t-on à l’Office. Le digital a rendu possible ce qui ne l’était pas grâce à des messages vocaux via Smartphone, des IA capables d’analyser les sols et de faire des recommandations d’engrais ou encore l’envoi, directement sur le téléphone du fermier, de réponses techniques. »

Le défi est immense

Au cours de cet « Argus Africa Fertilizer », le potentiel de l’agriculture comme nouveau secteur de croissance pour la jeunesse du continent est mis à l’honneur. Convaincu que la proximité avec l’agriculteur est un « levier clé pour mieux l’accompagner et le servir », l’OCP plaide pour une « utilisation raisonnée des engrais ». Cela, en vue « d’atteindre une agriculture plus moderne, performante et durable ».

Le défi est immense. L’Afrique dispose d’environ 60% des terres arables non cultivées de la planète et le secteur agricole est essentiellement constitué de fermiers possédant moins de deux hectares.

Face à ce constat, le Groupe OCP a entamé plusieurs programmes d’accompagnement de ces agriculteurs. « Nous leur proposons des produits adaptés à leurs sols et cultures et des solutions innovantes comme « OCP School Lab » ou encore l’ »Agribooster » », explique Jihane Ajijti, en charge des initiatives pour les fermiers à l’Office. Elle explique : « OCP School Lab est une école itinérante proposant des formations de sensibilisation aux bonnes pratiques agricoles. Chaque formation est adaptée aux cultures dominantes dans les régions visitées. »

Un dispositif de proximité multiservices

Un laboratoire mobile d’analyses des sols accompagne aussi ces écoles. Dotée des dernières technologies, cette « caravane » permet un diagnostic de la fertilité des sols en temps réel.

« Agribooster », quant à lui, « propose des produits et services en vue d’améliorer les rendements des agriculteurs de la fourniture d’intrants jusqu’à la mise en relation avec le marché », poursuit Jihane.

Parallèlement à cela, le Groupe OCP a mis en place, depuis septembre 2018, un dispositif de proximité multiservices en faveur du développement de la filière agricole au Maroc. Baptisée « Al Moutmir » – « fructueux », en français – cette offre propose des services de vulgarisation en matière de recherche scientifique et d’innovation au profit de l’agriculteur. Elle comprend notamment des laboratoires itinérants d’analyses de sols déployés partout dans le Royaume, une offre de formation visant à renforcer les capacités des agriculteurs, des femmes rurales, des coopératives et des jeunes leaders ainsi que des plateformes de démonstration. Ces dernières « servent de support à la formation et à la vulgarisation des meilleures pratiques agricoles ». Un dispositif d’accompagnement personnalisé est également mis en place via une équipe d’ingénieurs agronomes installés directement dans les provinces.

« Édifier une agriculture continentale productive, verte et pérenne »

L’offre du groupe chérifien comprend aussi des unités de production innovantes (Smart Blenders), des applications mobiles, un centre d’appels ou encore des capteurs et objets connectés permettant de recueillir et d’analyser les données. « Le digital est au cœur de notre dispositif afin de faciliter le partage des meilleures pratiques avec les agriculteurs », explique Fatiha Charradi, responsable de ce programme.

Ce programme, comme d’autres, illustre la démarche du Groupe et de sa filiale OCP Africa, pour « soutenir l’édification d’une agriculture continentale productive, verte et pérenne ». Et, in fine, de rendre l’activité agricole « plus attractive pour les jeunes ». Un enjeu qui est aussi celui de la sécurité alimentaire du continent.

Avec afrique-agriculture

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